L'Oenologie

Lord Vlad Ignominies 2019-03-21
Symptôme d'une société pathétique.


Notre société est pathétique et ridicule, j'ai honte d'être né en occident, mais le reste du monde ne s'en sort pas beaucoup mieux il me semble. C'est déjà ça. Je ne suis pas dans un endroit particulièrement terrible à ce niveau.

Vous devez forcément avoir vu un de ces snobs qui se sent très fier d'avoir des connaissances en oenologie. Alors bien sûr, ce n'est qu'un prétexte. Quand on veut être snob, on peut toujours l'être, sur quelque chose que l'on sait, sait faire, que l'on a vécu, notre généalogie,... C'est un mécanisme d'exclusion et inclusion sociale assez simple. Snober ceux qui ne font pas partie de son petit groupe, en même temps que l'on affirme son appartenance, à un groupe que l'on élève au dessus des autres. Dans ce cas, le groupe est généralement une classe sociale.

L'oenologie est donc une pseudo science, partie géographie, partie histoire, surtout une étude gastronomique et c'est probablement dans cette partie que l'on perd toute objectivité.

Mais si le snobisme m'énerve en général, ce n'est pas raison d'écrire là dessus. Le snobisme énerve tout ceux qui ne s'en servent pas et la majorité des snobs eux-mêmes. Ce qui m'énerve c'est de voir qui l'on snobe en fin de compte.

Ce n'est pas les non initiés, ou encore les éternels sobres comme moi qui sont le plus visés. Bien que l'on semble être les cibles directes effectivement, il faut voir plus loin. Toujours pas ?

Un indice alors. Dans un restaurant, on peut commander toute une carte de vins, mais un seul type de jus de pomme. Même pas ? Bon... quel est le point commun entre la bière, le vin, les spiritueux, le thé et le café, outre le fait que chacun soit associé à une culture snob ? Ou au contraire quel est le point commun entre l'eau, les jus de fruits, le lait et le chocolat chaud ?

Les enfants, c'est ça le point commun. Dans un cas on les en prive, à raison cela dit, et dans l'autre on leur en donne volontiers. Et je vous assure que ça n'a rien d'une coïncidence.

On peut difficilement être plus népotiste qu'un enfant. Ils ressentent manifestement un cruel besoin de cloisonner le monde et de définir un "nous" et des "autres" à rejeter. Je pense qu'un des piliers de l'apprentissage de ces mécanismes sociaux vient du rejet des activités adultes que l'on a initialement été bien obligé de leur imposer. On ne va pas emmener un bambin à la chasse ou lui expliquer trop tôt les mécanismes de la reproduction sexuée, mais qui s'est transformé en une fierté vaine des adultes qui restent de grands enfants, fiers d'avoir quelque chose avec quoi snober de plus jeunes enfants.

Oui, je le dis et j'attends encore des preuves du contraire, ceux que l'on snobe vraiment avec l'oenologie et le café de haute qualité, toutes ces boissons qui vous donnent l'impression d'être adulte, ce sont les jeunes enfants.


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