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Cette belle inconnue

Lord Vlad Ignominies 2020-10-08
Pourquoi je ne drague pas dans la rue


Vous avez tous entendu, la drague de rue c'est passé de mode, ça fâche les féministes et occasionnellement, les chevaliers blancs. Ils ont leur propre argumentaire et je ne vais certainement pas vous le vomir, comme ils le font tous.

Je me suis désintéressé de la drague de rue de mon propre chef. Hey, je sais que je peux déranger une personne, si elle n'est pas intéressée. Si je m'en souciais plus que ça, je ne le ferait pas. Ça ne gêne manifestement personne de me déranger quand je suis tranquillement dans la rue, ce n'est que justice. Et c'est rarement pour me faire des compliments, en plus.

Mais si je ne suis pas profondément touché par cet argumentaire puissant, qu'est-ce qui m'a fait changer d'avis ? Les médisants diront l'échec, mais ils auront tort. Bien sûr je me suis pris des râteaux, beaucoup. Je ne suis pas de ceux qui draguent plus ou moins industriellement. Donc certainement pas des milliers de râteaux et pas non plus des centaines, mais sur ces dernières années, des dizaines, je dirais. Mais c'est une partie inévitable de la pratique. Enfin, le plus important n'est pas l'échec, mais la réussite. Et j'en ai eu des réussites. Je n'entrerai pas dans les détails, mais clairement sur ce point, je n'avais pas de raison de m'arrêter en si bon chemin.

Ce qui m'en a dégoûté, justement, ce sont ces mêmes réussites. Oui, j'ai fait la connaissance de filles resplendissantes... et bêtes. Charmantes seulement parce qu'elles sont en réalité superficielles et vides. Je n'ai rien à leur dire qui ne les ennuierait pas et elles n'ont plus ou moins rien à me dire non plus. Ces relations ne vont jamais bien loin et me font perdre mon temps. Beaucoup plus d'ailleurs que les alternatives.

Tout en sachant très bien que l'intelligence ne fait pas tout, les différences statistiquement inévitables de capacité intellectuelle entre les individus sont fatalement un frein. Et plus on s'éloigne de la moyenne dans l'intelligence ou la bêtise et plus l'obstacle est important. Le constat désolant est que quelque soit la complexité des individus, une relation avec une trop grande différence à ce niveau est vouée à un échec systématique.

Pourquoi ne pas essayer du coup de ne parler qu'à celles qui n'ont pas l'air superficielles ? Qui sont mal coiffées, qui portent manifestement la première chose qui leur est tombé sous la main,... pensez-vous, j'ai essayé. Ça ne règle pas vraiment mon problème. Soit elles sont en réalité absolument pareilles et étaient juste négligées ce jour là... soit elles sont tout aussi vides ou bêtes, sans pour autant faire attention à leur apparence.

La réalité c'est que plus de nonante pourcents de la population humaine, indépendamment du sexe, n'a rien à m'apporter. Et que mes chances de tomber sur une personne réellement intéressante par hasard, dans la rue, sont minuscules. Infinitésimales si on prends en compte le taux de succès de la drague de rue, qui ne peut d'ailleurs que baisser en fonction de l'intelligence de la personne en face.

Si je ne perds pas de temps à des méthodes vouées à l'échec, il ne m'en restera peut-être pas de meilleure, mais au moins, j'aurai mon temps à consacrer à quelque chose de plus productif.

Alors, ce n'est intéressant que pour les baratineurs qui veulent juste de la chair fraîche à ajouter à leur tableau de chasse et quiconque a un minimum d'exigence avec les femmes serait perpétuellement insatisfait de celles qu'il rencontre dans la rue.

Cette belle inconnue dans la rue, c'est une cruche. Ou à la rigueur, c'est une théière.


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