Éditeurs de Markdown

Lucidiot Critique 2017-11-17
Critique de quelques éditeurs que j'ai pu utiliser pour écrire du Markdown.


Depuis que j'ai découvert le Markdown au cours de l'évolution de ce site, j'en suis tombé amoureux. La syntaxe est très simple à apprendre, plus simple en tous cas que celle de MediaWiki ou de LaTeX par exemple, et surtout il en existe de très nombreuses implémentations. Des systèmes de chat, y compris pour les non-développeur·euse·s, utilisent le Markdown aussi désormais. J'ai découvert le Markdown avant que ça devienne la mode, en fait.

J'ai utilisé un bon nombre d'éditeurs, et j'ai d'ailleurs déjà présenté une des applications que j'ai utilisé pendant un temps pour l'écriture des articles, Simplenote. Mais avant de découvrir celui-ci, je suis passé par beacoup d'autres.

StackEdit

Mon tout premier éditeur de Markdown. Il me sert encore aujourd'hui quand j'ai besoin d'écrire rapidement quelque chose en Markdown sur n'importe quel ordinateur, sans connexion, et avec un aperçu. Il dispose de suffisamment d'options pour pouvoir correspondre avec presque toutes les implémentations et dérivés du Markdown, y compris Markdown Extra que j'utilise ici.

La synchronisation avec Dropbox et Google Drive, entre autres, et la possibilité de publier sur un WordPress, un blog Blogger, ou encore un dépôt GitHub sont des fonctionnalités très sympathiques qui font de cet éditeur probablement le meilleur éditeur en ligne que j'ai pu trouver. Il propose également des fonctions de travail collaboratif.

Il est entièrement gratuit, sous licence Apache, et il est possible de les soutenir financièrement pour 5 dollars par an et de débloquer quelques fonctionnalités très spécifiques et pas forcément nécessaires. Pour jouer avec, c'est par ici.

Classeur

Classeur.io, créé par les développeurs de StackEdit, repose sur le même principe que StackEdit. Cependant, l'interface est plus adaptée à un usage plus « familial » du Markdown ; on ne fait plus qu'éditer simplement un fichier, on l'organise dans des « classeurs », et l'interface rappelle un véritable classeur.

Ce n'est dont qu'un éditeur Markdown destiné à un public différent. Je m'en suis servi un petit peu, mais je l'ai vite lâché car son style ne me correspondait pas. Si vous trouvez le style des éditeurs comme StackEdit assez austère, ce sera fait pour vous.

Visual Studio Code

Oui, bon, j'en ai déjà parlé dans un article à part. Mais c'est l'éditeur que j'utilise actuellement, depuis que j'ai trouvé deux petites extensions sympathiques. La première, Word Count, est une extension de Microsoft initalement utilisée comme une petite extension d'exemple et pour faire une démonstration de quelques principes des extensions dans Visual Studio Code. Je suis intéressé par mon nombre de mots dans mes articles, et cette extension m'est donc bien utile.

La seconde est markdownlint. Elle donne quelques règles stylistiques assez simples pour forcer à écrire du Markdown proprement. Très franchement, je n'ai jamais encore réussi à écrire du Markdown moche, mais sait-on jamais. Ça me permet surtout de détecter plus rapidement des erreurs de syntaxe dans mon texte qui pourraient casser tout mon formatage.

Puisque Visual Studio Code intègre déjà nativement un aperçu des fichiers Markdown, je n'ai besoin de rien de plus pour ajouter à mon IDE des capacités pour l'écriture.

MarkdownPad 2

Malgré ma formation actuelle dans le développement web, je suis fermement opposé à l'existence des applications Web et l'unification de toutes les activités dans un navigateur. J'ai choisi le développement web quand même parce que je n'ai tout simplement trouvé aucune formation en développement d'applications de bureau et que je ne pouvais à la place choisir que le développement d'applications mobile, qui m'horripile encore plus.

MarkdownPad 2 fait donc partie des applications classiques que j'ai testées quand j'étais sous Windows. C'est une application payante et propriétaire ; je l'avais crackée en utilisant un décompilateur, ce qui est une opération totalement illégale en France. Quoi qu'il en soit, c'était censé être le meilleur éditeur qui soit sous Windows, avec beaucoup de fonctionnalités. Mais il était justement trop complexe et ressemblait trop à un WordPad étrange. Ce n'était pas destiné aux personnes qui connaissent un minimum la syntaxe Markdown.

Je n'ai jamais trouvé d'éditeur sur bureau qui soit compatible avec mes besoins. J'ai cependant récemment trouvé une flopée d'éditeurs pour Mac ; car Mac et Linux sont des plate-formes où les applications de bureau survivent encore tant bien que mal, au moins du côté de l'open-source amateur, pas réalisé par des entreprises s'obstinant à utiliser Electron et à consommer plusieurs gigaoctets de RAM.

Conclusion

On a aujourd'hui beaucoup de choix en ce qui concerne les éditeurs de Markdown, pour utilisateurs occasionnels, expérimentés, mobiles, voulant écrire vite comme sur un post-it ou y consacrer du temps en réduisant leurs distractions. Si vous préférez la ligne de commande, le package markdown existe sous Linux.

Ce que j'ai présenté n'est que quelques éditeurs que j'ai pu utiliser de manière suffisamment significative pour pouvoir en parler. Il en existe une pléthore, et je crois que le plus simple est d'aller chercher une caractéristique qui vous plaît, comme par exemple « éditeur sans distraction » ou « éditeur hors ligne », sur Google.

En ce qui me concerne, je vais me contenter de Visual Studio Code, qui fait très bien ce que je lui demande dans le TER où j'écris cet article en rentrant chez moi.

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Commentaires

Truc, 2018-01-17

Sous Linux, j'utilise vim (ou emacs) pour l'édition, et pandoc pour la compilation des documents. L'avantage étant la légèreté. Et si besoin pour faire des scripts, il y a le paquet markdown que tu mentionnes, ou markdown_py pour une utilisation avec Python. En tous cas, le markdown est sympa, et très extensible !