Mon passage à Linux

Lucidiot Informatique 2017-08-31
Résumé de mon expérience et brisure de quelques clichés.


Ça doit faire au moins le troisième article que je fais sur le fait de passer sous Linux, mais j'avais le besoin d'en faire un dernier pour expliquer finalement ce qui m'est arrivé, et je l'espère pouvoir rassurer des windowsiens hésitants comme je l'étais avant. J'ai cru que passer sous Linux intégralement, et dire adieu à Windows, signifiait un sacrifice non négligeable de beaucoup de mes activités, notamment en ce qui concerne les jeux vidéo, et que je n'y retrouverai sans doute pas tout ce qu'il me fallait — c'est ce qui m'avait conduit initialement à tenter de faire un dual-boot (sans grand succès) avec Windows, comme je l'expliquais dans l'article précédent.

Après avoir été pendant 1 an et demi sous Elementary OS, j'ai voulu passer à un autre niveau et j'ai donc installé Arch Linux, que je ne recommanderai pas du tout à un débutant puisqu'il faut un minimum de familiarité avec l'invite de commandes et parfois être un bon anglophone, mais que j'ai choisi parce que cet assistant de sélection de distribution Linux plutôt intuitif me l'a conseillé selon mes préférences et que j'ai ouï dire beaucoup de bien de lui sur Mastodon. Non content de le faire seulement sur mon laptop, j'ai décidé de le faire également sur mon PC fixe. Je dois vous avouer que j'avais la boule au ventre en éditant les partitions et en installant le système — mon « instinct de préservation » faisait effet pour mon pauvre ordinateur et j'avais peur, malgré ma backup, de tout perdre.

Oui, je stressais à mort, mais j'étais en même temps à moitié excité — Jamais je n'avais utilisé Linux sur mon PC principal autrement qu'en bootant GParted Live sur clé USB, sans rien installer. L'installation s'est finalement plutôt bien passée, ayant eu à ma disposition le PC portable sur lequel Arch était déjà installé et parfaitement fonctionnel, avec HexChat allumé pour décharger un peu de mon stress sur un channel IRC.

Après avoir installé des programmes de base, j'ai commencé à vouloir voir quelles étaient finalement mes nouvelles limites en termes de gaming, et ce fut donc le tout premier cliché sur Linux à avoir été brisé. Le PC portable sous Elementary était trop peu puissant pour faire fonctionner le moindre jeu n'étant pas en 2D, donc je ne pouvais pas trop tester, mais sur le PC fixe, j'ai installé Steam en Linux natif ainsi sous Wine. J'ai tout de suite testé le jeu le plus puissant de ma maigre librairie, Euro Truck Simulator 2, et il a fonctionné sans aucun problème alors qu'il ramait beaucoup trop sous Windows 7 ou 8.1. Je l'ai finalement retiré et réinstallé sous Wine pour pouvoir faire fonctionner le mode multijoueur, sans que ça n'aie la moindre influence sur les performances du jeu, ce que j'estime être une grande prouesse pour une sorte d'émulateur de système d'exploitation. J'ai en fait un PC plus performant qu'avant et je peux désormais jouer à des jeux dont la configuration minimale requise est supérieure à mes spécifications !

Pour en revenir aux programmes de base, j'ai quitté Chrome sous Windows et Chromium sous Elementary pour Firefox, pour finalement rencontrer une myriade de problèmes étranges liés aux polices d'écriture et semble-t-il à une histoire d'amour, puis constater les dégâts que la fondation Mozilla veut causer à son navigateur en lui retirant les fonctionnalités utiles pour gagner en performance et récupérer sans succès des parts de Google tout en perdant de sa propre base d'utilisateurs, et tenter de migrer vers Waterfox, rencontrer d'autres problèmes, pour finalement retourner sous Chromium, cette fois en réduisant fortement mon usage de Google. Je découvre également Thunderbird, qui est largement plus pratique que n'importe quel webmail, et j'utilise le design Monterail qui donne un coup de jeune au logiciel, ainsi que Redshift, un programme rendant les couleurs de mon écran beaucoup plus chaudes la nuit, ce qui préserve mes yeux qui ont toujours été très fortement sensibles à la luminosité des écrans.

Autre découverte révolutionnant ma manière d'écrire sous Linux : la touche Compose. Je ne connais aucun clavier disposant de cette touche, mais il est possible d'assigner cette touche à une touche inutile, comme Scroll Lock (connue en français sous le nom de Arrêt défil.) ou Menu, la touche en bas à droite qui permet de faire un clic droit. Cette touche, une fois pressée, permet de combiner d'autres touches pour obtenir de nouveaux caractères. Par exemple, Compose+<+< donnera «. De cette manière, on a un remplaçant plus intuitif aux fameux alt-codes, ces codes à taper sur le pavé numérique pour saisir des caractères spéciaux.

Bien entendu, comme avec tout système d'exploitation, tout n'a pas été rose ; entre des oublis à l'installation me privant de Wi-Fi, Windows brisant mon GRUB, l'environnement de bureau ne démarrant pas tout seul, ou encore un de mes deux écrans n'étant pas reconnu correctement car utilisant un adaptateur VGA vers DVI, j'ai eu de quoi faire. J'ai encore quelques petits trucs à améliorer par ci par là, mais je ne regrette pas d'avoir sauté le pas.

Bref, je suis passé du côté obscur de la Force, et l'ambiance est cool. Allez, viens !


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